Chirurgie du genou & Prothèses

Arthroscopie du genou : dans quels cas et comment se déroule l'intervention

L'arthroscopie permet d'explorer et de traiter certaines lésions du genou par de petites incisions, à l'aide d'une caméra. Indications habituelles, déroulement, suites opératoires et limites : cet article explique ce qu'il faut savoir avant une arthroscopie du genou.
Illustration schématique d'un genou avec une petite caméra et un instrument introduits dans l'articulation
Date de publication:
3 novembre 2026

L'arthroscopie du genou est une technique chirurgicale qui permet d'accéder à l'intérieur de l'articulation par de petites incisions, à l'aide d'une caméra miniature et d'instruments fins. Elle est utilisée pour traiter certaines lésions des ménisques, des ligaments ou du cartilage. Cet article présente les situations dans lesquelles elle peut être proposée, son déroulement et les suites habituelles.

Le principe de l'arthroscopie

Le chirurgien réalise généralement deux ou trois incisions de quelques millimètres autour du genou. Par l'une d'elles, il introduit l'arthroscope, une optique reliée à une caméra qui transmet les images sur un écran. Par les autres, il passe les instruments nécessaires au geste. L'articulation est remplie d'un liquide stérile qui améliore la visibilité. Cette approche permet de limiter la taille des cicatrices par rapport à une ouverture classique de l'articulation.

Les indications habituelles

Aujourd'hui, l'arthroscopie est surtout utilisée pour réaliser un geste thérapeutique précis, le diagnostic reposant le plus souvent sur l'examen clinique et l'IRM. Elle peut notamment être proposée pour :

  • une lésion méniscale responsable de blocages ou de douleurs persistantes, avec, selon les cas, une suture du ménisque ou le retrait de la partie abîmée ;
  • la reconstruction du ligament croisé antérieur, réalisée sous arthroscopie ;
  • le retrait d'un corps étranger, comme un fragment de cartilage ou d'os libre dans l'articulation ;
  • certaines lésions localisées du cartilage ou de la membrane synoviale.

En revanche, l'arthroscopie n'est généralement pas recommandée pour traiter l'arthrose du genou elle-même. Le « nettoyage articulaire » n'a pas montré de bénéfice durable dans cette indication, et d'autres options sont alors discutées.

Le déroulement de l'intervention

L'arthroscopie se déroule le plus souvent en chirurgie ambulatoire, avec une entrée et une sortie le même jour. Elle peut être réalisée sous anesthésie générale ou sous anesthésie locorégionale, selon la décision prise avec l'anesthésiste. La durée de l'intervention dépend du geste effectué : elle est plus courte pour un geste méniscal simple que pour une reconstruction ligamentaire. Un pansement est appliqué à la fin, et des consignes écrites sont remises au patient pour le retour à domicile.

Les suites opératoires

Les suites varient beaucoup selon le geste réalisé. Après un geste méniscal simple, l'appui est souvent autorisé rapidement et la reprise des activités quotidiennes se fait en quelques semaines. Après une suture méniscale ou une reconstruction ligamentaire, la protection du genou est plus longue et la rééducation s'étend sur plusieurs mois. Dans tous les cas, la rééducation avec un kinésithérapeute aide à retrouver la mobilité et la force musculaire. Un traitement préventif contre la phlébite peut être prescrit selon la situation.

Les risques à connaître

Comme toute intervention, l'arthroscopie comporte des risques, même s'ils sont peu fréquents : épanchement de sang ou de liquide dans le genou, raideur, infection, phlébite, douleurs persistantes ou, plus rarement, atteinte d'un nerf cutané autour des incisions. Ces risques sont expliqués lors de la consultation préopératoire, qui permet aussi de répondre aux questions du patient.

Consulter à Amiens

En cas de douleur, de blocage ou d'instabilité du genou, une consultation permet de déterminer si une arthroscopie est indiquée ou si une autre prise en charge est plus adaptée. À Amiens, le chirurgien orthopédiste s'appuie sur l'examen clinique et l'imagerie pour discuter des différentes options avec chaque patient.

Cet article a une vocation purement informative et ne remplace pas une consultation médicale. Chaque situation est particulière : seul un examen clinique permet de poser un diagnostic et de proposer une prise en charge adaptée.

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