Chirurgie de la hanche & Prothèses

Ostéonécrose de la tête fémorale : comprendre cette atteinte de la hanche

L'ostéonécrose de la tête fémorale correspond à une souffrance de l'os liée à un défaut de vascularisation. Souvent discrète au début, elle peut évoluer vers une déformation de la hanche. Causes possibles, symptômes, examens et options de prise en charge : cet article fait le point pour mieux comprendre cette affection.
Illustration schématique d'une articulation de la hanche montrant la tête du fémur et sa vascularisation
Date de publication:
14 octobre 2026

L'ostéonécrose de la tête fémorale, parfois appelée nécrose aseptique de la hanche, est une affection dans laquelle une partie de l'os de la tête du fémur ne reçoit plus suffisamment de sang. Privée de cet apport, la zone osseuse concernée s'affaiblit progressivement. Elle touche le plus souvent l'adulte entre 30 et 60 ans et peut concerner les deux hanches. Cet article présente les principaux éléments à connaître, de l'origine de la maladie aux différentes options de prise en charge.

Ce qui se passe dans la hanche

La tête du fémur est la partie arrondie de l'os de la cuisse qui s'emboîte dans le bassin. Sa vascularisation dépend de petits vaisseaux, ce qui la rend sensible à toute interruption de l'apport sanguin. Lorsque cet apport diminue, les cellules osseuses d'une zone de la tête fémorale meurent. L'os reste d'abord en place, mais il perd peu à peu sa solidité. Avec le temps, la zone fragilisée peut s'affaisser : la tête fémorale perd alors sa forme sphérique, ce qui abîme le cartilage et peut conduire à une arthrose secondaire de la hanche.

Les causes et facteurs favorisants

Dans certains cas, aucune cause précise n'est retrouvée. Plusieurs facteurs sont toutefois connus pour favoriser l'ostéonécrose :

  • un traumatisme de la hanche, comme une fracture du col du fémur ou une luxation, qui peut léser les vaisseaux ;
  • la prise prolongée ou à fortes doses de corticoïdes, dans le cadre du traitement d'autres maladies ;
  • une consommation excessive et régulière d'alcool ;
  • certaines maladies, comme la drépanocytose, certaines maladies auto-immunes ou des troubles de la coagulation ;
  • des facteurs plus rares, comme les accidents de décompression chez les plongeurs ou certains traitements lourds.

Identifier ces facteurs est utile, à la fois pour comprendre l'origine de l'atteinte et pour surveiller l'autre hanche.

Les symptômes

Au début, l'ostéonécrose peut ne donner aucun symptôme et être découverte à l'occasion d'un examen réalisé pour une autre raison. Lorsqu'elle se manifeste, il s'agit le plus souvent d'une douleur au pli de l'aine, parfois ressentie dans la fesse, la cuisse ou jusqu'au genou. Cette douleur apparaît d'abord à la marche ou à l'appui, puis peut devenir présente au repos ou la nuit. Une boiterie et une diminution de la mobilité de la hanche, notamment en rotation, peuvent s'installer à mesure que l'atteinte évolue. Une douleur de hanche qui persiste, en particulier chez une personne présentant un des facteurs cités, mérite un avis médical.

Comment se fait le diagnostic

Le diagnostic repose sur l'examen clinique complété par l'imagerie. La radiographie de la hanche peut être normale au stade initial ; elle permet surtout d'apprécier un éventuel affaissement de la tête fémorale aux stades plus avancés. L'IRM est l'examen de référence pour détecter une ostéonécrose précoce, mesurer l'étendue de la zone atteinte et examiner la hanche opposée. Ces éléments permettent de classer l'atteinte en stades, ce qui oriente les décisions de prise en charge.

Les options de prise en charge

Le choix du traitement dépend du stade, de l'étendue de la lésion, de l'âge, des symptômes et des activités de chaque patient :

  • Aux stades précoces, sans affaissement : une prise en charge conservatrice peut être proposée, associant la limitation de l'appui sur une période définie, des antalgiques et la correction des facteurs favorisants lorsque c'est possible. Certaines techniques chirurgicales visant à préserver la tête fémorale, comme le forage de la zone atteinte, éventuellement associé à une greffe osseuse, peuvent être discutées.
  • Lorsque la tête fémorale s'est affaissée et qu'une arthrose s'est installée, la pose d'une prothèse totale de hanche est l'option habituellement envisagée pour soulager la douleur et retrouver une hanche fonctionnelle.

Une surveillance régulière, clinique et par imagerie, est en général organisée afin d'adapter la prise en charge à l'évolution.

Consulter à Amiens

En cas de douleur persistante de la hanche ou d'une ostéonécrose découverte à l'imagerie, une consultation avec un chirurgien orthopédiste permet de faire le point sur le stade de l'atteinte et sur les options adaptées. À Amiens, cette évaluation s'appuie sur l'examen clinique, la lecture des radiographies et de l'IRM, et se fait en lien avec le médecin traitant pour prendre en compte l'ensemble de la situation médicale.

Cet article a une vocation purement informative et ne remplace pas une consultation médicale. Chaque situation est particulière : seul un examen clinique permet de poser un diagnostic et de proposer une prise en charge adaptée.

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