Récupération & Rééducation post-opératoire

Cannes anglaises après une opération du genou ou de la hanche : bien les utiliser

Après une chirurgie du genou ou de la hanche, les cannes anglaises accompagnent souvent les premières semaines. Bien les régler et bien les utiliser, à plat comme dans les escaliers, rend la marche plus sûre et facilite la récupération.
Illustration d'une personne marchant avec deux cannes anglaises après une intervention du genou ou de la hanche
Date de publication:
24 septembre 2026

Après une intervention sur le genou ou la hanche, qu'il s'agisse d'une prothèse, d'une chirurgie ligamentaire ou d'un geste sur le ménisque, les cannes anglaises font très souvent partie des premières semaines. Elles sont parfois perçues comme une contrainte, alors qu'elles jouent un rôle précis : sécuriser la marche, doser l'appui sur le membre opéré et limiter le risque de chute pendant que la force musculaire revient. Quelques règles simples permettent de les utiliser correctement.

À quoi servent les cannes après l'opération

Les cannes remplissent plusieurs fonctions. Elles partagent une partie du poids du corps avec les bras, ce qui soulage l'articulation opérée. Elles offrent des points d'appui supplémentaires et améliorent l'équilibre, à un moment où les muscles autour du genou ou de la hanche sont encore affaiblis. Elles aident enfin à retrouver un pas régulier, en évitant les boiteries de compensation qui finissent par entretenir des douleurs.

La consigne d'appui est donnée par le chirurgien et varie selon l'intervention. Après la plupart des prothèses, l'appui est autorisé d'emblée, selon la tolérance. Après certaines chirurgies ligamentaires, osseuses ou méniscales, un appui partiel ou une décharge temporaire peut être demandé. Cette consigne est à respecter, et à redemander en cas de doute plutôt qu'à interpréter.

Bien régler ses cannes

Un mauvais réglage est une cause fréquente d'inconfort aux poignets, aux épaules ou dans le dos. Debout, bras le long du corps, la poignée doit arriver à hauteur du pli du poignet. En tenant les poignées, le coude reste alors légèrement fléchi. La canne est posée à une quinzaine de centimètres sur le côté et un peu en avant du pied.

Il est utile de vérifier régulièrement l'état des embouts en caoutchouc, qui s'usent et glissent davantage sur les sols lisses ou mouillés. Les manchettes servent à stabiliser l'avant-bras : on ne s'appuie pas dessus, l'effort passe par les mains.

Marcher à plat : l'ordre des mouvements

Avec deux cannes, la séquence la plus habituelle est la suivante :

  • avancer les deux cannes ensemble, à une petite distance devant soi ;
  • avancer ensuite la jambe opérée, à hauteur des cannes ;
  • terminer par la jambe non opérée, qui vient se placer au niveau de l'autre ou légèrement devant.

Des pas courts et réguliers sont préférables à de grandes enjambées. Le regard reste devant soi plutôt que sur les pieds. Selon l'évolution, le kinésithérapeute peut proposer une marche alternée, plus proche du pas naturel, puis le passage à une seule canne.

Monter et descendre les escaliers

Un moyen mnémotechnique aide à retenir l'ordre : la bonne jambe monte en premier, la jambe opérée descend en premier. Pour monter, on pose d'abord la jambe non opérée sur la marche supérieure, puis on amène la jambe opérée et les cannes. Pour descendre, on pose d'abord les cannes sur la marche inférieure, puis la jambe opérée, et enfin la jambe non opérée.

Lorsqu'une rampe est présente, il est souvent plus simple de s'y tenir d'une main et de regrouper les deux cannes dans l'autre. Cet apprentissage est habituellement réalisé avec le kinésithérapeute avant le retour à domicile.

Limiter le risque de chute au quotidien

La période qui suit l'intervention est celle où le risque de chute est le plus marqué. Quelques précautions y contribuent : retirer les tapis et les fils qui traînent, dégager les passages, prévoir un éclairage de nuit entre la chambre et les toilettes, porter des chaussures fermées qui tiennent bien le pied. Pour transporter des objets, un sac à bandoulière ou un petit sac à dos laisse les mains libres. Les sols mouillés, en particulier dans la salle de bains, demandent une attention particulière.

Quand arrêter les cannes

Il n'existe pas de durée identique pour tous. Elle dépend de l'intervention, de la consigne d'appui, de la récupération de la force musculaire et de la qualité de l'équilibre. L'arrêt se fait en général progressivement : d'abord à l'intérieur, puis sur de courtes distances à l'extérieur, en passant souvent par une seule canne, tenue du côté opposé à la jambe opérée. Une boiterie persistante sans les cannes indique habituellement qu'il est encore tôt pour s'en passer. Cette étape se décide avec l'équipe qui assure le suivi, en fonction de l'évolution constatée.

Consulter à Amiens

Une douleur inhabituelle à la marche, une difficulté persistante à reprendre l'appui ou une chute après l'intervention justifient de reprendre contact avec l'équipe chirurgicale. À Amiens, la consultation de suivi en chirurgie orthopédique permet de faire le point sur la récupération et d'adapter les consignes en lien avec le kinésithérapeute et le médecin traitant.

Cet article a une vocation purement informative et ne remplace pas une consultation médicale. Chaque situation est particulière : seul un examen clinique permet de poser un diagnostic et de proposer une prise en charge adaptée.

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