
Beaucoup de personnes atteintes d'arthrose pensent qu'il faut ménager au maximum l'articulation, voire arrêter le sport. C'est souvent l'inverse : une activité physique adaptée fait partie de la prise en charge et aide à préserver le genou ou la hanche. Encore faut-il savoir comment bouger sans aggraver la situation.
Le mouvement entretient la souplesse de l'articulation, renforce les muscles qui la soutiennent et aide à contrôler le poids, ce qui diminue les contraintes. L'immobilité prolongée, au contraire, tend à enraidir l'articulation et à affaiblir la musculature. L'objectif n'est pas de forcer, mais de rester en mouvement de façon régulière et mesurée.
Les activités douces, régulières et à faible impact sont généralement les mieux tolérées :
Le mieux est de choisir une activité qui plaît, pour la pratiquer dans la durée.
Certaines activités très sollicitantes pour les articulations (sauts répétés, sports de pivot intenses, port de charges lourdes) peuvent être moins bien tolérées selon les cas. Il ne s'agit pas de tout interdire, mais d'adapter l'intensité, la durée et la fréquence, et d'y aller progressivement.
Une gêne modérée qui s'estompe après l'effort est fréquente. En revanche, une douleur qui s'intensifie, persiste plusieurs jours ou s'accompagne d'un gonflement mérite de lever le pied et, si besoin, de demander un avis. La règle générale est de rester actif tout en respectant les signaux de son corps.
Le type et le dosage de l'activité dépendent de chaque personne, du stade de l'arthrose et des articulations concernées. Un chirurgien orthopédiste, en lien avec le kinésithérapeute, peut aider à définir ce qui convient. À Amiens, une consultation permet de faire le point et d'être orienté vers une activité adaptée.
Cet article a une vocation purement informative et ne remplace pas une consultation médicale. Chaque situation est particulière : seul un examen clinique permet de poser un diagnostic et de proposer une prise en charge adaptée.